L’ANNÉE SANS LUNE DE PETITE LOUISE

SPECTACLE JEUNE PUBLIC A PARTIR DE 7 ANS    [ Création février 2010 ]

C’est la promesse d’un grand-père à sa petite fille : Si je vis jusqu’à 100 ans, je t’emmène sur la lune ! Petite Louise sait bien que cela est irréalisable, mais elle ne veut rien de plus que de croire à l’impossible.
C’est malheureusement l’impossible qui se produit lorsque par une terrible tragédie, Petite Louise devient orpheline…

Petite Louise est accueillie par son oncle et sa tante qui font tout pour lui changer les idées et lui redonner goût à la vie. Une psychologue l’incite à parler de ses parents pour qu’elle fasse le deuil de son passé et qu’elle se  reconstruise au présent. Mais les adultes ont bien du mal à lui apporter une aide qu’elle rejette en bloc.

Du haut de ses 10 ans, Petite Louise a vraiment l’impression que personne n’est capable de lui donner à entendre les mots justes et vrais à propos des événements et des sentiments qui la concernent. Seule une personne l’aide mais sans même s’en rendre compte, un garçon de son âge rencontré depuis peu, un petit polisson. Ce garçon a, lui aussi, une histoire peu commune et le côtoyer va faire naître en Petite Louise de nouveaux sentiments.

Deuil et résilience, premier amour et plaisirs de la vie, voilà des sentiments et des situations bien antagonistes mais qui vont être le terreau de la renaissance de Petite Louise. C’est dans le vif de toutes ces émotions, tristes ou joyeuses, que son entourage va l’aider à accepter la mort de ses parents.

Une mise en scène lumineuse, une histoire racontée avec les mots de la vie, des masques offrant la mise à distance nécessaire pour aborder des thèmes délicats, L’année sans lune de Petite Louise parle de l’apprentissage de la vie, même quand celle-ci est difficile. Mais comment apprécier d’être en bonne santé si on n’a jamais été malade ? Petite Louise se pose aussi cette question et elle en comprend très vite le sens…

L’année sans lune de Petite Louise est une chronique familiale optimiste.

Note de mise en scène

Je propose aux acteurs une scénographie qui sépare le présent du passé et cela grâce à un plan incliné, en forme de colimaçon, qui permet à Petite Louise de gravir les marches et d’accéder à son passé. Le fond de scène est une sorte de Shêné grecque où apparaissent et évoluent les personnages morts. Nous construisons les personnages du passé et du présent avec des masques. Cet outil théâtral, que je réinterroge régulièrement, ainsi que le dispositif scénique, nous permet de développer un jeu riche de symboles et de signes. Les masques des personnages morts sont des masques entiers comme on en trouve dans le théâtre Nô japonais. Et puisque la mémoire de Petite Louise les imagine de plus en plus affacés, les costumes sont traités de manière à suggérer une évolution dans l’effacement. Les masques des vivants, eux, sont entiers mais articulés.

J’utilise un cyclo en fond de scène car je recherche à la fois à donner l’impression d’un horizon infini et d’une aire de jeu petite et posée comme une île qui se découpe dans cette immensité. Car la résilience qui s’opère chez Petite Louise, pour rejoindre le monde des grands, doit nécessairement partir du plus intime.

Et comme les enfants ont une force de vie incroyable, j’utilise un registre théâtral qui va dans ce sens et, malgré le thème, la pièce est drôle et certains des personnages sont dans un registre proche de la farce. L’année sans lune de Petite Louise est une comédie que rythme la musique originale d’un compositeur, musique qui accompagne, du début à la fin, les personnages dans leurs différents univers.

Gilbert Barba, septembre 2009

Distribution

Texte et mise en scène Gilbert Barba
Assistant mise en scène Frédéric Richaud
Lumières Patrick Schneider
Costumes Fabienne Varoutsikos
Masques Judith Dubois
Décor Bertrand boulanger  / Eric Libman
Musique originale Clément Barba

Jeu Mathilde Mandel, Serge Neri, Frédéric Richaud, Nathalie Nowicki, Loïc Samar, Blanche Van Hyfte

Coproduction Eclats de Scènes et Théâtre de la Brante

Avec le soutien de l’ADAMI

Avec le soutien du fond d’insertion des jeunes artistes dramatiques, DRAC et Région Provence-Alpes-Côtes d’Azur